Quelques nouvelles gravures d’Élisabeth

Quelques nouvelles gravures d’Élisabeth

Souvent un brin déjantées, mais toujours résolument pop, voici quelques dernières gravures d’Élisabeth Bronitz!

Les nus perdus

On commence par les quelques bois perdus, Élisabeth réinterprétant dans cette série des nus connus.

Vous pouvez retrouver le processus de création de ces xylographies dans notre article « à bois perdu »

Les machines à rêver

Fortement inspirée par sa gravure réalisée pour la dernière édition KASBA Machine à rêver, hommage à Jean Coulon, Élisabeth nous a concocté,dans le prolongement du thème, ces quelques nouvelles gravures:

(Et sa gravure pour l’édition KASBA qui a lancé le thème):

Des TV explosives

Un thème en appelant un autre, notre graveuse Pop qui ne manque pas de pep’s a glissé des Machines à rêver aux Télés atomiques:

Et maintenant?

Insatiable et avide de nouveaux horizons, Élisabeth s’est lancé corps et âme dans un nouveau projet radicalement différent, et surtout, d’envergure… affaire à suivre!


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Millième gravure

Millième gravure

Lipit tient les comptes, et a le plaisir de vous présenter sa MILLIÈME GRAVURE!

En effet, c’est à l’Académie des Beaux-Arts de Boitsfort en septembre 1973 qu’il s’est jeté avec passion dans le bain de la gravure, consignant dès le début, dans un calepin (puis sur ordinateur), chaque gravure réalisée…

Et en faisant les comptes, Lipit s’est aperçu que sa première gravure de 2022 serait aussi sa millième!

Ça vaut bien un petit article et même une petite vidéo 😉

Un petit détour par les coulisses:

La lithographie est une technique d’impression d’un dessin réalisé sur une pierre… On voit ci-dessous l’encrage de la pierre ainsi qu’une des impressions finales.

Et tadaaaaam:

L’image finale tirée de la série « Exposition Lipit »

Et enfin, un petit bonus d’exception, la toute toute toute première gravure de Jean-Pierre!

Article réalisé par Nicolas Mayné


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De fil en aiguille : la superposition des couleurs

De fil en aiguille : la superposition des couleurs

Après nous être intéressé longuement au repérage en lithographie dans notre article « de fil en aiguille : le repérage à l’aiguille », voici la suite où nous nous intéressons (vidéo à l’appui) à la technique de la lithographie couleur « façon Lipit ».

En lithographie traditionnelle, on utilise une pierre par couleur mais il est possible de procéder autrement.

C’est au fil de ses expérimentations que Jean-Pierre Lipit a imaginé une méthode qui ressemble à la technique du bois perdu, mais qui est, pour lui, plus libre et se pratique à l’envers.

Pas de panique, Lipit vous dit tout, et vous allez comprendre!

1) La couleur foncée

 Jean-Pierre commence par un petit rappel bien utile:

Pour le bois perdu, on va généralement des tons clairs vers les tons sombres et on termine par les traits, la structure de l’image.

>>> pour en savoir plus, découvrez notre article « à bois perdu » en cliquant ici.

En lithographie, je fais l’inverse. Je commence donc par dessiner la structure, la mise en place, les traits que j’imprime dans un ton généralement sombre [A]:

À gauche la pierre avec le dessin « structurel », et à droite l’impression de la première couche foncée [A]

2) On ajoute et on superpose

Alors que dans le bois perdu, on enlève de la matière au fil des impressions, ici, sans rien enlever sur la pierre, j’ajoute la matière qui donnera la couleur suivante [B]:

Ajout sur la pierre, à l’encre de dessin lithographique, de ce qui donnera la couleur [B]
impression de la couleur [B]
Résultat de l’impression de la couche plus claire [B] sur la couche foncée [A]

3) On enlève, on ajoute et… on superpose (encore)

Mais ce n’est pas tout! Nous parlions d’une technique plus libre car, contrairement au bois perdu, la pierre va permettre, à chaque nouvelle étape, d’enlever et/ou d’ajouter de la matière.

Je m’explique. Une fois la couleur [B] posée, on efface les parties qui doivent conserver cette couleur et on ajoute la matière qui va permettre l’ajout d’une couleur [C]

Avec, entre autre, un bâtonnet de pierre ponce, Jean-Pierre efface la partie du dessin qu’il ne souhaite pas conserver pour la couleur suivante [C]. Si il le souhaite, il pourra toujours, après passage de vinaigre sur la pierre, ajouter du dessin.
Impression de la troisième couche [C]
Et enfin, l’impression finale

Et que se passe-t-il après les trois passages?

On peut trouver sur l’impression finale:

– les couleurs A, B et C pures

– les superpositions des couleurs A et B

– les superpositions des couleurs A et C

– les superpositions des couleurs B et C,

– les superpositions des couleurs A, B et C

Autrement dit, 7 tons différents.

Et on peut continuer ainsi jusqu’au nombre de couleur que l’on souhaite, multipliant à chaque fois le nombre de tons.

4) Conclusion

Pour finir, Jean-Pierre nous fait ces quelques remarques pratiques:

– On utilise toujours des couleurs additionnées de transparent.

– L’impression lithographique se fait normalement sur papier légèrement humide. Dans ce cas, la pression du râteau a tendance à allonger le papier, ce qui, quand on travaille la litho couleur, ne peut pas arriver. Je travaille donc avec des papiers secs. J’ai alors un premier tirage (ton sombre) qui manque de profondeur, qui est souvent mièvre, pauvre. Souvenez-vous: après le premier passage, je n’ai rien effacé . donc le passage de la deuxième couleur qui vient se superposer à la première comble ce manque.

– Toutes les impressions couleurs demandent un repérage précis. A l’atelier Kasba, nous pratiquons le repérage à l’aiguille. Il a l’avantage notamment de pouvoir utiliser des papiers plus grands que la pierre.

>>> pour découvrir l’article « de fil en aiguille: le reprérage à l’aiguille » cliquez ici

Et voilà, maintenant vous savez tout sur la lithographie couleur « façon Lipit ».

5) Petit bonus

Et voici, comme promis et pour vous récompenser, une petite vidéo:

Article confectionné par Jean-Pierre Lipit et Nicolas Mayné


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Quelques nouvelles gravure de Ludmila

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Infatigable graveuse, Ludmila Krasnova vous propose de découvrir ses dernières gravures…

Pointes sèches:

Lithographies:


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Pour l’occasion, nos intrépides graveuses avaient concocté une petite exposition:

Pour la visite, Élisabeth à tout d’abord initié les visiteurs à la technique du bois perdu:

Après quoi Anne-Francoise et Chris ont expliqué les aléas de la gravure sur zinc et cuivre, pour ensuite offrir une petite démonstration d’impression:

Et Ludmila a enfin clos le bal en donnant un cours magistral sur la lithographie:


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De fil en aiguille: le repérage à  l’aiguille

De fil en aiguille: le repérage à l’aiguille

En lithographie comme ailleurs, toutes les impressions couleurs demandent un repérage précis. À l’atelier KASBA, nous pratiquons le repérage à l’aiguille. Il a l’avantage notamment de pouvoir utiliser des papiers plus grands que la pierre.

Découvrez la vidéo en fin d’article.

L’outil du jour:

L’outil utilisé est constitué d’une tige métallique plus ou moins longue sur laquelle coulissent deux curseurs mobiles munis chacun d’une aiguille et d’un écrou de serrage.

En bordure de toutes les pierres, il y a deux trous. Idéalement ceux-ci doivent se situer au bord de l’image ou dans l’image elle-même. Ainsi les trous qui seront percés dans le papier par les aiguilles seront dissimulés.

Préparation avant tirage:

Régler l’écartement des aiguilles en fonction de la position des deux trous sur la pierre.

Sur chaque papier d’impression, repérer la position des futurs trous afin de savoir exactement où placer les aiguilles.

Le repérage:

Une fois les aiguilles enfoncées dans le papier, soulever celui-ci avec une main, tout en tenant la tige métallique de l’autre. Enfin, poser délicatement le papier sur la pierre, en enfonçant les deux aiguilles dans les deux trous…

Et enfin, on imprime!

Remarque: Il est capital qu’une fois le papier posé sur la pierre et guidé par les aiguilles, il ne bouge absolument plus, notamment lorsque vous posez dessus le tympan.

Regardez la vidéo pour voir la manipulation plus en détail:

À gauche le premier état: l’impression en noir et blanc, à droite, le deuxième état, le noir et blanc + une couleur.

Article confectionné par Jean-Pierre Lipit et Nicolas Mayné


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