Quelques images de l’atelier

Quelques images de l’atelier

Le beau temps est bien loin, petit retour sur l’atelier baigné de soleil 😉

Photos de Nicolas Mayné

Les petites figurines du bureau de Ludmila:

Travail en cours chez Gilles:

Le petit monde de Jean-Pierre:

Et ses amis:

Essais d’impression de Chris:

Et accrochage temporaire de Nicolas:

Le petit désordre de Jean:

Et les petits cochons d’Élisabeth:

Fin de la visite 🙂

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Les Bureaux (suite)

Les Bureaux (suite)

Poursuivons la visite….

1- Call Center Queen Elisabeth Bronitz.

2- La Perfectionniste, Chris Delville.

3- Le précieux Brol de Jean Coulon.

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Démonstration impression gravure par Jean Coulon

Démonstration impression gravure par Jean Coulon

Pendant nos 2 journées d’exposition à Kasba les samedi 15 et dimanche 16 octobre 2016, Jean Coulon a fait plusieurs démonstrations d’impression de ses gravures sur cuivre, captivant à chaque fois l’attention d’un public sous le charme et impressionné ( sans jeu de mots)…

 le public

le public

Après avoir humidifié préalablement son papier pour diluer la colle et le rendre gourmand d’encre grasse:

humidification du papier

humidification du papier

Passage ensuite vers la table chauffante pour l’encrage de la plaque de cuivre gravée au burin ( technique exclusivement pratiquée par Jean).
L’encre est fabriqué à partir d’huile de lin et de cendres de pieds de vigne ou d’os de vache…

encrage

encrage

Une fois que l’encre a bien pénétré dans les creux de la gravure il faut enlever l’excédent dans une première phase avec du papier:

 jean-coulon-demo_5896

L’opération se poursuit avec la paume de la main:  c’est le paumage.
La finition sera faite en mettant un peu de poudre de Blanc d’Espagne de façon à ce que les blancs de l’image soient le plus propre possible

paumage

paumage

Nous nous dirigeons ensuite vers la presse taille douce pour l’impresion de la gravure.
La plaque est positionnée gravure vers le haut, le papier déposé avec soin dans la position repérée, et l’ensemble passe sous le cylindre de la presse taille douce dont la pression a été réglée.

passage à la presse

passage à la presse

La feuille imprimée est reprise délicatement avec des pincettes pour ne pas la tacher avec des doigts maculés d’encre

reprise de la feuille

reprise de la feuille

Et voici le moment fascinant pour tout le public admiratif

fin d'impression

fin d’impression

Chapeau l’artiste!

jean-coulon-demo_5921

 

Jean Coulon à Lyon

Jean Coulon à Lyon

Jean Coulon a séduit les gonnes et les gonnesses: voici l’article publié par www.rhonestampe

Exposition

C’est un buriniste belge, Jean Coulon, que reçoit et expose Suzanne Paliard dans sa maison de Saint-Cyr. Autant dire qu’aujourd’hui, même s’il n’est pas le seul à pratiquer cet art, il appartient à une espèce rare, longtemps en voie de disparition. Le burin en effet a été, jusqu’ au mitan du XIXème siècle, la discipline reine de la gravure, la discipline noble.

Rappelons que la gravure au burin est un procédé propre, « direct » dit l’artiste, qui consiste à graver, sans autre forme de procès, à l’aide d’une pointe sur une plaque de cuivre : le burin doit être tenu fermement, exige de la force manuelle (il faut entailler le métal), et ce n’est pas le burin qui « dessine » comme le ferait un crayon, mais la plaque de cuivre même, que la main déplace sur une structure mobile. Le nom même de l’outil est tout un programme – on pense aux visages que le temps et le soleil burinent, mais aussi au mineur, au maçon, au sculpteur qui l’utilisent ; et pour tout dire « buriner », c’est d’abord familièrement « bûcher ». Une fois la gravure terminée, la planche passe sous la presse.

Il y a chez les burinistes une forme de sainteté : le temps exigé, la force et la concentration déployée, la régularité patiente des traits (pas de gribouillis rapide comme avec la pointe sur le vernis du cuivre à l’eau-forte ni de ratrappage possibles), l’immersion profonde dans un labeur opiniâtre qui peut prendre plusieurs semaines, ne laissent pas d’évoquer le moine copiste du XIème siècle, mutique dans le scriptorium, éprouvant dans son immobilité même les rigueurs du temps, et avançant lettre par lettre sur le rèche parchemin, l’achèvement de sa copie.

 

Mais Jean Coulon, me dira-t-on ?  Eh bien, même s’il a les qualités sus-dites, il n’est pas un moine retiré du monde. Ses gravures parlent de la ville, de ses foules invisibles, de sa profusion, de sa folie, de sa complexité, de son absurdité, mais avec un sens de l’humour, visible si l’on prend le temps de s’arrêter sur les détails, qui en allège considérablement le poids… En même temps se déploie, sur le réel urbain, un imaginaire original aux effets incongrus, drôles parfois : galions du temps passé en radoub plantés sur leur étais et posés sur la ville horizontale comme la mer, instruments de musique, saxophone surtout, aux excroissances végétales, ou machines improbables aussi poétiques que celles de Tinguely prêtes à décoller. Je veux croire qu’ici la magie de l’imaginaire ouvre des mondes heureux. Sans compter que les plus réussies des estampes présentent cet aspect argenté qui transfigure le dessin et le papier, signe d’un métier et d’un art véritables, pour le plus grand bonheur du spectateur.

PB

A l’Estanco du Mont Cindre, vendredi 16, samedi 17 dimanche 18 septembre 2016, de 15 à 19 heures et sur rendez-vous.

L’ESTANCO, chez Rémy et Suzanne Paliard, 1 chemin de l’Ermitage, 69 450 Saint Cyr au Mont d’Or.